Gradiva : du marbre à la chair
La Gradiva qui donne son nom à cette association est une
figure féminine fascinante.

Protéiforme, gardienne du seuil entre morts et vivants, véritable "image dialectique" faisant coïncider l'Autrefois et le Maintenant (W.
Benjamin), la Gradiva, "celle qui resplendit en marchant", traverse les siècles et les esprits, sous la forme d'un bas-relief ou d'une apparition fantastique au coeur des ruines pompéiennes,
réveillant les souvenirs enfouis et ranimant les vestiges d'un passé sous silence.
Le roman
Elle prend vie en 1903 sous la plume du romancier allemand Wilhelm Jensen. Cette "Fantaisie Pompéienne" nous raconte
comment un jeune archéologue, Norbert Hanold, absorbé entièrement par son entreprise intellectuelle, se laisse détourner de son chemin par la démarche gracieuse et
atypique d'une jeune femme. Le drame de Norbert commence alors. Car cette délicate demoiselle n'est pas de chair et d'os. Gravée à même le
marbre d'un bas-relief, cette image est à jamais arrêtée dans le temps et l'espace.
Toujours marchant et toujours immobile.
Le jeune homme, littéralement obsédé par cette image, la laisse hanter ses journées, ses nuits et ses rêves.
Pris de frénésie, fuyant pour mieux la retrouver, Norbert finit par échouer à Pompéi, décor étrange des apparitions nocturnes précédentes de la belle.
C'est alors qu'à midi, "heure des spectres", devant les yeux grands ouverts du raisonnable archéologue, surgit Gradiva, qui non seulement s'approche du jeune homme mais lui adresse la
parole.
Rêverie, hallucination, apparition fantastique ou merveilleuse, Gradiva est tout cela à la fois, et bien plus encore....
Freud et Gradiva
Si l'oeuvre de Jensen est ainsi passée à la postérité, c'est en partie grâce à la qualité de son récit, qui joue (et déjoue) de toutes les limites.
Limites romanesques d'abord, qui mènent le roman à la frontière ténue où se rencontrent conte merveilleux, nouvelle fantastique et pastorale bucolique.
Limites spatio-temporelles ensuite, qui conduisent Norbert de l'Allemagne du XXè siècle à l'Italie du Ier siècle.
Cet effacement des barrières rend les mondes perméables entre eux : le rêve fait irruption dans la réalité, l'image s'incarne sous les auspices d'Eros et Thanatos se promenant main dans la main
dans les ruelles de Pompéi.
Il n'en fallait pas plus à l'inventeur de la psychanalyse pour
s'intéresser de plus près à cet intriguant récit. Sigmund Freud publie
ainsi en 1907 "Rêves et délires dans la Gradiva de Jensen", magnifique analyse qui tend à démêler le tissage savant et énigmatique du roman. Ajoutant sa pierre à l'édifice (et une copie du
bas-relief à son cabinet viennois), Freud fait ainsi passer Gradiva à la postérité, perpétuant par là l'entreprise de Jensen.
Perdue à jamais, prisonnière de la pierre qui glace ses contours, Gradiva est pourtant vouée à toujours se ranimer, à respirer d'un souffle nouveau, que ce soit dans l'esprit torturé d'un jeune archéologue ou dans l'imagination vibrante de ses lecteurs.
Images fascinantes
Mais n'est-ce pas après tout le destin de toute image que de fasciner ainsi, de provoquer l'amour et la mort, de
s'incarner dans le regard désirant de son spectateur? Il
suffit de repenser à Pygmalion et Galatée, à la Vénus de Cnide, au "Portrait de Dorian
Gray" (O. Wilde) ou à celui de "Laura" (O.
Preminger) pour s'en convaincre...



Je sors actuellement un livre à la RENTREE 2007 sur la GRADIVA et depuis 20 ans à l'âge de 20 ans je me suis intéressée à ce personnage sublime et fascinant de mystère...
- Phallambule, c'est le PIED, GRADIVA ! Je dirai donc que le fétichisme du pied "phallique et érigé du sol au ciel" est l'image phallique de la femme-ANDROGYNE ultra féminine et charnelle qu'immortelle et DIVINE c'est mon interprétation de LA SUBLIME GRADIVA dont je fis un mémoire à BORDEAUX III en 1978 avec CLAUDE GILBERT DUBOIS du L.A. P.R.I.L. & GILBERT DURAND du C.R.I. de Chambéry j'ai plaisir à vous signaler mes 7 livres en ligne sur mon site : www.sirenea.com et sur publibook sur le site www.publibook.com à mon nom d'auteur ECRIVAIN & CONFERENCIERE IRENE GRüNBERG-BOURLAS je souhaite adherer à l'ASSOCIATION GRADIVA merci de me contacter
www.sirenea.com
irene-pauline.bourlas@wanadoo.fr
IRENE GRüNBERG-BOURLAS lire absolument LA PASSERELLE Editions PUBLIBOOK-LE PETIT FUTé PARU EN 2002
et tous les autres livres BOHEME-POEMES & RIMMEL(s) par
IRENE PAULINE BOURLAS
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mon LIVRE s'appelle LA TRACE éditions Persée setembre octobre 2007
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e-mail irene-pauline.bourlas@wanadoo.fr
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